Du bonheur d'être MJ à D&D4 !

La semaine dernière, j'ai mené une partie d'initiation à D&D4. Trois des 5 joueurs ne connaissaient pas le nouveau système. Et pour l'un d'entre eux, c'était même une initiation au jdr tout court : c'est le fils d'un de mes joueurs habituels (Charly, 10 ans au compteur). Pour cette occasion, j'ai donc dû choisir soigneusement l'aventure. Pas question de jouer La Bastide des Kobolds du Guide du Maître, les 2 autres joueurs l'avaient déjà vécue quelques mois plus tôt ; et pour une initiation, la session aurait été trop longue. J'ai alors sorti le n°1 du magazine Dragon Rouge, pour péparer Le Mausolée Hanté, une courte aventure qui me laissait du temps pour présenter les principes du jdr au nouveau venu (je ne m'inquiétais pas de présenter D&D4 aux 2 autres qui le découvraient, car ce sont des vétérans du jdr, qui se sont très vite adaptés).

Toutefois, avant de lancer les héros dans le mausolée, je voulais qu'ils aient déjà "tâté" du combat avant, histoire de se familiariser avec les nouveaux mécanismes, et surtout pour bien leur faire comprendre le nouveau leitmotiv de cette édition : "Never split the party !" (ne pas séparer le groupe). J'ai donc décidé de créer une petite rencontre qui servirait ce dessein. Et c'est là que transparaît tout le bonheur d'être MJ avec cette nouvelle version des règles : la facilité et la rapidité pour créer une rencontre intéressante. Je vous la fais en mode "24 H chrono".

15H00 : Je regarde ma montre et....Top chrono ! Dans le Guide du Maître, je trouve le chapitre sur la création des rencontres (page 56). Je choisis une rencontre standard, je calcule mon budget en PX (entre 500 et 625 PX pour mes 5 joueurs de niveau 1).

15H02 : Un coup d'oeil à la montre. 2 minutes se sont écoulées. Je passe maintenant au Bestiaire Fantastique. J'ai opté pour des "peaux vertes" qui assailleront les héros dans une auberge. Rendez-vous en page 137, avec la galerie des gobelins. Et je fais maintenant mon "marché". Je veux montrer le principe des sbires, alors je recrute 6 coupe-jarrets (6 x 25 PX = 150 PX). un peu d'attaques à distance pour pimenter, soit 2 tireurs d'élite (2 x 125 PX = 250 PX), et un chef. Là, je ne prend pas un meneur mais plutôt une brute, avec le fendeur de crânes (150 PX).

15H04 : Une addition plus tard, et j'obtiens 550 PX quand ma montre m'indique que 2 nouvelles minutes se sont égrenées. Et pour finir, un peu de lecture, avec le profil de mes 3 monstres, ainsi que leurs tactiques respectives...

15H06 : Top chrono !

Bilan : il m'a fallu 6 minutes pour créer et savoir comment jouer une rencontre équilibrée, avec des monstres variés, proposant une opposition standard pour mon groupe ! Et ça, c'est du pur bonheur pour le MJ. J'ai pu consacrer le reste de mon temps de préparation à développer les situations de roleplay, les autres PNJ, leurs motivations, les façons de les jouer...

 

Et c'est ainsi que mon groupe s'est soudé dans une auberge (dont j'ai pris le plan dans le même magazine), durant un petit combat survenu pendant leur repas, alors qu'ils pensaient prendre un repos mérité. L'un des clients de l'auberge, témoin des prouesses martiales du groupe, proposa de les embaucher et c'est ainsi qu'ils se rendirent au mausolée hanté, avec une petite expérience du combat.

Pour l'anecdote, il faut savoir que cette introduction n' a pas empêché le guerrier nain de se séparer du groupe pour satisfaire sa curiosité au plus mauvais moment. Le groupe faisait face à un piège alors que lui furetait et découvrait l'antre du Grand Méchant. Il faut le comprendre, car dans une rencontre précédente, il avait suivi les conseils du groupe ("Ouais ! vas-y, saute sur le sarcophage derrière lequel se  cache le hobgobelin. Tu profiteras d'un avantage de hauteur - et pour un nain, c'est plutôt rare !"). Malheureusement, ledit sarcophage était piégé : son couvercle se brisa sous le poids du nain, faisant chuter, et le guerrier verticalement diminué et la lampe enflammée, dans le bain d'huile qui remplissait le cercueil de pierre. VROUTCH ! Et un nain grillé, un ! Que du bonheur, j'vous dis !